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Publié le 28 juin, 2012

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Revue de Presse : Premiers jours à l’Assemblée Nationale

Quelques articles parus dans la presse ces derniers jours.

Après l’élection de Claude Bartolone, hier à l’Assemblée nationale. (Photo Albert Facelly pour Libération)

Présidence de lAssemblée : les députés EELV ont voté blanc

Le Monde.fr avec AFP | 26.06.2012

Les 17 députés Europe Écologie – Les Verts (EELV) ont voté blanc mardi 26 juin à l’élection du président de l’Assemblée nationale pour protester contre le refus du PS de leur accorder la présidence de la commission du développement durable de l’Assemblée, qu’ils réclamaient. « Au vu du mode de gestion de la majorité en ce début de législature, nous votons blanc », a indiqué le coprésident du groupe écologiste, François de Rugy.

Le député de Paris Denis Baupin (EELV) a dénoncé « On veut continuer à discuter jeudi, à partir du moment où il y avait un accord qui n’a pas été respecté », a-t-il déclaré. Il a évoqué un accord passé entre Martine Aubry et Cécile Duflot qui prévoyait l’octroi au groupe EELV d’une vice-présidence à l’Assemblée et d’une présidence de commission.

Barbara Pompili, co-présidente du groupe EELV, a affirmé : « Nous avons montré notre mauvaise humeur mais nous somme toujours dans une optique de dialogue. »

Les députés PS ont proposé à EELV une vice-présidence de l’Assemblée et la présidence de la commission aux affaires européenes, qui ne figure pas dans les huit commissions permanentes.

« JE VOTE TOUJOURS POUR UN CANDIDAT DE GAUCHE »

Le chef de file des députés socialistes, Bruno Le Roux, a regretté ce vote, alors qu’ils « avaient le choix entre un candidat de gauche et un candidat de droite : moi dans ces cas là, je vote toujours pour un candidat de gauche », a-t-il dit.

« Denis Baupin aurait pu être un bon président de commission mais Jean-Paul Chanteguet a beaucoup travaillé sur cette problématique depuis des années avec une sensibilité particulière au sein du groupe socialiste », a déclaré le député de Seine-Saint-Denis.

« Il faut quon apprenne à travailler de manière plus générale et sans spécialité acquise les uns avec les autres. De ce point de vue, je trouve que la proposition de la commission des affaires européennes aux Verts montre bien, face aux enjeux de lEurope, la façon dont nous entendons travailler ensemble dans cette majorité », a-t-il ajouté.

Denis Baupin: «EELV ne se laissera pas marcher sur les pieds»

20 minutes, le 27/06/2012

INTERVIEW – Le député Europe Écologie – Les Verts de Paris, qui devrait devenir vice-président de l’Assemblée, revient pour «20Minutes» sur la brouille de mardi entre socialistes et écologistes…

Après le clash de mardi, où les députés socialistes ont refusé de vous réserver la présidence de la Commission du Développement durable, où en êtes-vous des discussions avec le PS?
Nous avons passé un accord global même s’il reste deux ou trois petites choses à régler dans la répartition des responsabilités dans différents organismes. On a trouvé un terrain d’entente. Nous sommes sortis par le haut de cette situation et l’épisode est clos de notre côté.

Vous avez donc accepté la présidence de la Commission des Affaires européennes?
On n’a pas «accepté», on a discuté et, effectivement, nous avons obtenu la Commission des Affaires européennes. Mais nous avons aussi une vice-présidence de l’Assemblée, la première vice-présidence de la Commission du développement durable et une vice-présidence de la commission des Finances. Après le moment de tension de mardi, nous avons voulu manifester par un avertissement que nous serons des partenaires loyaux à condition que nous soyons respectés. Nous avions aussi voulu montrer que nous avions notre liberté de vote (contrairement à ce qu’affirmait Alain Vidalies, ministre des relations avec le Parlement, ndlr).

Ce «moment de tension» va-t-il laisser des traces?
Cela va en laisser dans le sens où on ne se laissera pas marcher sur les pieds. Pour autant nous n’avons pas vocation à être des trublions, les poils à gratter du PS, ceux qui mordent les chevilles des socialistes. Nous voulons êtres constructifs, prendre toutes nos responsabilités dans la majorité pour influer sur les textes.

C’est tout de même un accroc dans la majorité présidentielle?
Personne n’est jamais à l’abri d’un réflexe hégémonique. Nous-mêmes, parfois, avec d’autres formations, nous pouvons l’avoir… L’union est un combat: ça l’a été durant la négociation de l’accord, durant la campagne, et ça le sera dans les cinq ans qui suivent. C’est normal. On sait que ce ne sera pas facile. Ecologistes et socialistes, nous avons des sensibilités parfois très différentes sur beaucoup de sujets. Alors ça va frotter, mais il faut que ça frotte positivement, sur des idées, pour faire avancer les uns et les autres. Nous avons suffisamment en commun pour appartenir à la même majorité. Il faut une confrontation, mais une confrontation noble, sur des idées. Sur la politique des transports, sur le logement, sur l’emploi, socialistes, écologistes, communistes, nous avons des propositions différentes et nous pouvons faire jouer notre complémentarité. Nos points de vue ne sont pas inconciliables.

Finalement, vous avez expérimenté le rapport de force encore une fois face au PS avec des députés qui sont allés contre l’accord…
Ce n’est pas une découverte. Nous avions un accord mais on ne nous avait pas expliqué que cet accord dépendait de la réunion des députés socialistes… D’où notre manifestation de colère mardi après-midi. Nous avons voulu montrer notre capacité d’indépendance. Maintenant que l’accord est acté, on va chercher le chemin car encore une fois, notre volonté est d’être constructif.

Propos recueillis par Maud Pierron

Assemblée : les Verts obtiennent la vice-présidence mais assument leur côté « rebelle »

France TV Natalia Gallois le 27/06/2012

Denis Baupin, député EELV de Paris, a obtenu la vice-présidence de l’Assemblée Nationale. Une première pour un écologiste. Les Verts ont trouvé un accord avec le PS après les vives tensions de la veille, mais assument avoir « donné un avertissement ».

« M. le vice-président, félicitations », « Allez, je t’embrasse », « Waouh, des journalistes rien que pour toi ». Les mots de félicitations pleuvent autour de Denis Baupin jusqu’en salle des quatre colonnes mercredi 27 juin dans l’après-midi.

L’écologiste vient d’obtenir la vice-présidence de l’Assemblée nationale lors d’une première séance présidée par Claude Bartolone, qui n’aura duré que quelques minutes.

« Nous avons donné un avertissement »

Socialistes et Verts sont en effet parvenus à un accord. Mais l’heure n’est pas aux effusions de joie. « Je ne vais pas me plaindre, beaucoup de députés ici aimeraient être à ma place », lance M. Baupin, encore marqué par le couac de la veille entre socialistes et Verts.

Outrés de ne pas avoir obtenu la présidence attendue de la commission du développement durable, finalement attribuée à Jean-Paul Chanteguet, député PS de l’Indre, les écologistes avaient choisi une mesure de rétorsion : le vote blanc pour l’élection de M. Bartolone au perchoir.

« C’est dommage qu’hier nous en soyons arrivés là », regrette mercredi M. Baupin, qui se voyait déjà présider cette commission, « dans la précipitation, nous n’avons pas pu nous mettre d’accord tout de suite, mais les torts sont partagés ».

Avant d’ajouter, sûr de lui : « Nous avons le sentiment que nous avons donné un avertissement. Nous sommes partie prenante de la majorité, et nous avons notre liberté de vote, c’était important de montrer qu’on pouvait se rebeller ».

« Il n’y a pas de logique de sortie de majorité »

Même son de cloche du côté des coprésidents du groupe des Verts au Palais Bourbon, qui ne se quittent plus d’une semelle. Barbara Pompili, député de la Somme, assume ainsi le choix du vote blanc : « C’était un vote d’alerte, nous ne sommes pas de ceux qui quittent le navire pour un problème de postes, mais le PS ne doit pas croire qu’il va gouverner tout seul », lance-t-elle.

Et son binôme, François de Rugy, député de Loire-Atlantique, de renchérir : « Quand il y a des éléments inacceptables, on le dit ». Avant de tempérer : « Mais il n’y a pas de logique de sortie de majorité ». « On n’y est même pas encore entrés », s’amuse Mme Pompili dans un rire.

M. de Rugy reste tout de même sur ses gardes : « Seul l’avenir nous dira si côté PS, on va dans le sens du dialogue pour trouver des solutions communes, ou si au contraire la tendance à faire tout tout seul dominera », précise-t-il.

Mme Pompili affirme, elle, vouloir « avancer, pour que les Verts soient présents dans toutes les commissions ».

Après avoir refusé la veille la présidence de la commission aux Affaires européennes, qui n’est pas une commission permanente de l’Assemblée mais l’ancienne délégation pour l’Union européenne, les Verts ont fini par l’accepter. Celle-ci devrait revenir à Danielle Auroi, député du Puy-de-Dôme, jeudi 28 juin.

Les huit commissions permanentes se réuniront en effet le matin pour procéder à l’élection de leur président et des autres membres de leur bureau.

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