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Publié le 19 mars, 2006

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JOURNAL DU DIMANCHE : la charte 2 roues motorisés

ENTRE les motards parisiens, la Mairie de Paris et la Préfecture, le divorce est consommé. Pendant un an pourtant, ils ont travaillé main dans la main, au rythme d'une à deux réunions par mois, autour du sujet délicat de la circulation des deux-roues motorisés à Paris. Le fruit de leurs travaux, finalisés en juin 2005, s'intitule " charte des deux-roues motorisés à Paris ". Depuis neuf mois, le document n'attend plus que les paraphes de ses trois concepteurs pour pouvoir être testé sur le bitume. Mais la Préfecture de police refuse de signer, provoquant l'indignation des motards et la perplexité de la Mairie. " C'est inadmissible, estime Fabrice Vidai, de la FFMC Paris (Fédération des motards en colère), la Préfecture était présente auxïéunions, parfois houleuses, elle a produit ellemême une partie des textes et elle refuse de signer… Chacun a pourtant fait des concessions et nous étions tombés d'accord. " Le maire, Bertrand Delanoë. lui, a écrit à la Préfecture pour lui proposer, au moins, de " tester " la charte. En vain. C'est d'ailleurs Denis Baupin, adjoint au maire chargé de la circulation et du stationnement, qui a eu cette idée. Il voulait prendre exemple sur Amsterdam, dont la charte sur les deux-roues a tellement bien fonctionné que ses règles ont fini par être incluses dans le Code de' la route néerlandais. La FFMC prépare déjà la sortie d'un autocollant " Je stationne responsable, ne verbalisez pas ", et prévoit de manifester pour défendre la charte, qu'elle signera quoi qu'il arrive. La Préfecture, jointe par le JDD, met en avant le Code dé la route : " II n'est pas de notre compétence de décider du non-respect du Code de la route, qui interdit les remontées de file. " La charte répond effectivement à plusieurs préoccupations, dont les fameuses " remontées de file ". Pour la première fois, des règles proposent d'encadrer cet usage pratiqué depuis longtemps en l'autorisant uniquement en situation d'embouteillage, entre les deux voies les plus à gauche, sans faire de " slalom " et à lente al lure (pas plus de 20 km/h au-dessus de la vitesse des voitures). La décision s'applique également au périphérique, lorsqu'il est saturé. Denis Baupin étudie même la possibilité d'un marquage au sol de ces " voies deux-roues ", comme pour les cyclistes. " Comme ça, les automobilistes savent par où les motards arrivent, et ces derniers peuvent mieux appréhender les voitures qui changent de file ". explique Denis Baupin. La charte se penche aussi sur le stationnement. La Mairie reconnaît qu'il manque des places de parking pour les deux-roues, alors que le stationnement sur le trottoir n'est plus toléré depuis 2001. En plus de la création de 1.000 emplacements " avec accrochage " chaque année, la Mairie propose de créer des places pour les deux-roues sur la chaussée, avec marquage au sol. En contrepartie, les motards s'engagent à stationner prioritairement sur la chaussée : porter une tenue adéquate ; ne jamais circuler sur les trottoirs ; choisir une allure " apaisée " en ville, etc. Et ils renoncent aux couloirs de bus ! Des efforts mutuels qui seront caducs si la Préfecture ne signe pas la charte.

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