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Publié le 5 juin, 2015

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Denis Baupin : «Il reste à construire une politique nationale en faveur du vélo»

 

INTERVIEW

Le député EE-LV et coprésident du «Club parlementaire pour le vélo» présente des mesures à prendre pour développer l’usage de la bicyclette.

Une mesure incitative comme l’indemnité kilométrique (qui offrirait aux salariés venant à vélo un bonus financier) a pourtant failli disparaître du projet de loi relatif à la transition énergétique, sous la pression du gouvernement. Croisé à Velo-city, Denis Baupin, député Europe Ecologie-les Verts et coprésident du «Club parlementaire pour le vélo», nous éclaire sur l’intérêt que les décideurs politiques portent vraiment à la question.

Le développement du vélo s’accélère dans les villes françaises. Les décideurs politiques y ont-ils vraiment pris goût ?

Beaucoup de villes l’ont intégré. Il y a même une compétition positive entre elles sur la question. Les gens aspirent globalement à une meilleure qualité de vie, ils se préoccupent davantage de la santé des enfants, et le vélo fait partie des réponses à y apporter.

Mais une politique nationale sur la question du vélo reste encore à construire. A l’Assemblée, faute de grande loi sur la bicyclette, nous faisons de la « flibusterie » (il sourit) en rajoutant quand c’est possible des amendements favorables. Certains y sont encore réticents, comme François Bayrou, qui a supprimé des aménagements cyclables à Pau, dont il est le maire.

L’indemnité kilométrique vélo a été préservée dans la dernière version du projet de loi relatif à la transition énergétique adopté fin mai par les députés. C’est plutôt positif.

Mais ce n’est pas encore gagné ! Il va falloir se battre pour que son décret d’application soit publié en allant voir le Premier ministre. Car le ministère de l’Economie y est toujours défavorable. Il ne faut pas voir seulement les dépenses engendrées par la mesure : plus de cyclistes en ville implique moins de dépenses de santé.

Reste-t-il des choses à améliorer ?

Oui, et dans trois domaines. Adapter le code de la route pour qu’il soit plus favorable aux cyclistes. Travailler sur l’intermodalité, notamment en augmentant les garages à vélos dans les gares routières. Et augmenter les incitations financières : ce qu’on fait pour la voiture [prime à l’abandon d’un véhicule diesel pour un électrique par exemple, ndlr], on doit le faire pour le vélo.

Gabriel SIMÉON

 

 

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