Dans toutes les grandes démocraties européennes, il est de coutume que les formations politiques destinées à constituer une majorité, prennent le temps de dialoguer, de passer des compromis, de définir leur programme d’action collectivement, une fois les résultats des élections (le plus souvent à la proportionnelle) connus. En France, rien de tel. Au nom du prétexte quasi monarchique selon lequel la Présidentielle serait la rencontre d’un homme avec le peuple, il serait dégradant de dialoguer, compromettant de passer des compromis, pour tout dire indigne de notre démocratie prétendument éclairée de prendre en compte les messages que les français ont adressé lors du premier tour de scrutin. En prenant l’initiative de ce débat, Ségolène Royal a marqué un point, et en l’acceptant, François Bayrou a donné un signal important confirmant que ceux qui veulent faire bouger le système sont plus nombreux que ceux qui veulent le bloquer… même si la panique qui a saisis le camp d’en face, cherchant frénétiquement par tous les moyens, y compris les plus indignes, à empêcher le débat, montre que les freins au changement restent nombreux chez ceux qui ont tout à perdre à plus de démocratie. On est pourtant encore loin d’un véritable « débat participatif présidentiel ». Le fait de ne réunir que deux des acteurs, en oubliant que la candidate représente aujourd’hui bien plus que le parti socialiste, de se limiter à un simple échange sans véritable discussion approfondie, de n’évoquer à aucun moment certains enjeux majeurs tels que le dérèglement climatique, etc. montrent les limites de l’exercice. Mais le fait même qu’il ait existé, que le débat ait principalement porté sur le fond, qu’il ait permis un échange où l’objectif n’était pas d’envoyer l’interlocuteur au tapis mais de mettre clairement sur la table convergences et divergences, constitue déjà un évènement. Quel que soit le résultat du 6 mai, dont on ne saurait trop rappeler qu’il oppose un ennemi de la démocratie à la candidate du rassemblement de la gauche et des écologistes, ce débat fera date. …
Lire la suiteArchives pas mois : avril 2007
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Gabriel est né
Je ne suis pas un adepte de l’exposition publique de la vie privée. Vous ne trouverez donc sur ce blog ni photo du bébé, ni multiples commentaires. Mais en un moment aussi bouleversant, je ne concevais pas de faire sur ce blog comme si de rien n’était. Depuis des années, je me bats pour les droits des générations futures, pour que la planète que nous leur léguions soit vivable… ce combat a pour moi, depuis quelques jours, un visage bien plus concret qui ne pourra que décupler mon énergie ! …
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Le 6 mai, votons Ségolène Royal
ous ne voulons pas de l’élection de Nicolas Sarkozy, candidat d’une droite libérale compatible avec l’extrême droite, candidat du gouvernement sortant. Il se présente comme le candidat de la rupture ? Il surfe sur toutes les peurs, toutes les crises et toutes les précarités ; il oppose les citoyens les uns aux autres, désigne des boucs émissaires pour masquer ses échecs. Nous ne voulons pas de ce qu’il pourrait faire, parce que nous savons ce qu’il a déjà fait. > Un candidat contre la planète Sarkozy Président c’est le refus de tout moratoire sur les OGM. C’est la relance du nucléaire. Avec le gouvernement UMP, c’est plus d’autoroutes et de gaspillages, moins de protection de la nature et de l’environnement, c’est le soutien à une agriculture industrielle au risque de l’empoisonnement de nos aliments et de nos sols. C’est encore plus de retard sur les mutations écologiques indispensables : économies d’énergie et renouvelables, gestion responsable de l’eau. > Un candidat contre la sécurité au travail Nicolas Sarkozy propose de travailler plus. Il ignore la vie des millions de personnes qui travaillent déjà beaucoup, et qui aspirent à vivre mieux. Petits boulots, temps partiels sous-payés, souffrance au travail : Sarkozy Président et un gouvernement UMP, ce sont des salariés enchaînés au travail, jamais reconnus et jamais entendus, c’est la guerre aux chômeurs. > Un candidat contre les libertés publiques Depuis cinq ans, il a mobilisé à son profi t personnel les services de l’Etat. Les libertés individuelles n’ont jamais été autant menacées (fi chage génétique, contrôle de la justice). Tous les citoyens deviennent peu à peu des suspects, des coupables potentiels. Sarkozy Président, c’est la promesse d’une mise au pas des médias. Une autre France est possible et nécessaire.Relever les défis du siècle implique de tout autres choix, dès maintenant : Pour faire face au changement climatique : diviser par 4 les émissions de gaz à effet de serre. Renoncer à l’EPR et créer les conditions de la sortie du nucléaire.Pour faire reculer la précarité, créer les activités et les emplois de demain dans l’environnement et la qualité de vie et soutenir l’agriculture durable, sans OGM.Pour moderniser la République, garantir la représentation de toute la diversité de la France et relancer l’Europe. La révolution écologique appellera d’autres étapes. Ne ratons pas celle du 6 mai. Pour mieux vivre ensemble, nous devons respecter les idéaux de liberté, d’égalité, de solidarité, et de fraternité. VOTONS SÉGOLÈNE ROYAL Cliquez ici pour télécharger le tract au format PDF (59Ko) …
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Agir pour l’environnement interpelle les deux candidats à l’Elysée
Elle s'appuie sur les résultats d'un sondage commandité par ses soins à l'institut BVA, témoignant selon elle de l'intérêt porté par les Français à ces questions. Selon cette enquête, 68% des Français seraient prêts à réduire leur vitesse sur autoroute de 10 km/heure pour diminuer leurs émissions de gaz à effet de serre afin de ménager le climat. Ils se déclarent également majoritairement opposés (52%) à la construction de nouvelles centrales nucléaires en France; pour limiter la production des emballages (45%) et développer tri et recyclage (45%) plutôt que d'incinérer (8%); et pour une interdiction temporaire des OGM (66%). "Ni dupes ni angéliques", insiste Stephen Kerckhove, délégué général d'Agir pour l'environnement, "nous ne souhaitons pas des engagements bradés de la part des candidats mais nous voulons pouvoir les leur rappeler ultérieurement", a-t-il expliqué mercredi. Ségolène Royal a déjà pris position en faveur d'un moratoire sur les OGM, le nouveau réacteur nucléaire EPR et sur les incinérateurs d'ordures, a-t-il rappelé. "Mais quel effort fera Nicolas Sarkozy qui doit, lui aussi, aller chercher des voix ailleurs?", a-t-il demandé. (Enquête BVA par téléphone les 2 et 3 avril auprès d'un échantillon représentatif de 955 personnes). …
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Et l’environnement dans tout ça ?
Cela a obligé les Verts, et particulièrement notre candidate Dominique Voynet, à ramer pendant toute cette campagne pour expliquer qu’il ne suffisait pas de parler d’écologie (et de signer un pacte) pour en faire. Et que ceux-là mêmes qui s’étaient précipités à signer le pacte, quand un potentiel candidat était crédité de 12% des voix dans les sondages, n’auraient de cesse de brûler ce même pacte si l’écologie politique se retrouvait inférieure à 2% le 22 avril. La transformation écologique, en effet, ne peut se contenter de signatures sans lendemains, d’engagements non tenus, d’artifices budgétaires et de demi-mesures. Bien placés pour mettre en œuvre ces transformations dans les villes, nous pouvons témoigner qu’il y a une grande différence entre parler d’écologie et faire de l’écologie : ça s’appelle la volonté politique. Or, cette volonté politique est attendue de nos concitoyens. Comme le montre le sondage d’Agir pour l’Environnement, 90% des français souhaitent privilégier la réduction des déchets à la source et la collecte sélective, plutôt que l’incinération et la mise en décharge68% des français sont d’accord pour réduire de 10 km/h la vitesse autorisée sur les autoroutesseuls 39% des français sont favorables à la construction de nouvelles centrales nucléaires66% sont favorables à l’interdiction des OGM dans l’agriculture Ces quatre questions sont clivantes. Elles impliquent des réponses claires de la part du futur ou de la future présidente de la République. C’est ainsi que Ségolène Royal pourra convaincre les électrices et électeurs qui ont voté pour Dominique Voynet, qu’elle constitue bien un « vote utile » de second tour. …
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Nuage de Tchernobyl : Nicolas Sarkozy doit s’expliquer
En effet, en 1987, quelques mois à peine après la catastrophe de Tchernobyl et la contamination de la France par le nuage radioactif, M. Sarkozy était Chargé de mission pour la lutte contre les risques chimiques et radiologiques au ministère de l'Intérieur. (*) Est-il possible qu'il n'ait pas eu à travailler sur les conséquences du passage du nuage de Tchernobyl sur la France ? Détectables encore aujourd'hui, la contamination du territoire était importante en 1987 (**). D'ailleurs, à cette époque, la France agissait au niveau européen pour empêcher que ne soient prises des décisions d'élimination des productions alimentaires contaminées (***). M. Sarkozy aurai-t-il participé à ces manoeuvres ? Quelles étaient exactement ses missions à cette époque ? M. Sarkozy, qui prétend dire toutes les vérités (****) et briser tous les tabous, ne s'est-il pas de lui-même posé des questions ? N'a-t-il pas entendu parler du nuage de Tchernobyl ? Plus tard, M. Sarkozy a occupé le poste de ministre de l'Intérieur de mai 2002 à mars 2004, puis de juin 2005 à mars 2007 : il a donc eu largement l'occasion de prendre connaissance des informations sur les conséquences du passage sur la France du nuage de Tchernobyl et de les rendre publiques. Il n'en a rien fait. Une telle mise au point est d'autant plus nécessaire que M. Sarkozy s'est révélé être un infatigable promoteur de l'industrie nucléaire, que ce soit lors de son passage au ministère de l'économie (de mars à novembre 2004) ou lors de différentes interventions en tant que Président de l'UMP. NB : Les associations membres du Réseau "Sortir du nucléaire" organisent ces jours-ci, un peu partout en France, des initiatives de commémoration de la catastrophe de Tchernobyl. Cf : http://groupes.sortirdunucleaire.org/spip.php?mot6 ********************************* (*) Etrangement, cet épisode ne figure pas dans la biographie de M. Sarkozy présentée sur le site web de l'UMP : http://www.u-m-p.org/site/index.php/ump/l_ump/notre_equip… Par contre, on en trouve trace ici : www.lexpress.fr/info/france/dossier/sarkozy/dossier.asp?i… (**) "En Belgique, la charge corporelle moyenne de 137Cs mesurée chez des adultes de sexe masculin a augmenté après le mois de mai 1986 pour atteindre sa valeur maximale vers la fin de 1987, soit plus d'un an après l'accident. Ceci reflétait l'ingestion de denrées alimentaires contaminées." http://www.nea.fr/html/rp/chernobyl/fr/c06.html (Agence pour l'énergie nucléaire ˆ OCDE) (***) Lundi 16 février 1987 : lors d'une réunion à Bruxelles des ministres des affaires étrangères de l'Union européenne, la France refuse que soit prorogé le règlement européen sur la radioactivité maximale des aliments acceptable en cas d'accident nucléaire, adopté en toute urgence après Tchernobyl. (****) Le 19/10/2005, M. Sarkozy déclare : "Il n'est pas normal, dans une grande démocratie comme la nôtre, que le secret continue de régir l'action de l'administration, et, à la vérité, des élus qui la dirigent. Des erreurs comme celles de l'amiante, le mystère qui entoure le trajet exact du nuage de Tchernobyl, ne sont plus acceptables". http://www.u-m-p.org/site/index.php/ump/s_informer/discou… …
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La tentation hégémonique (le retour) !
Que nous ayons nous, écologistes, à tirer des enseignements d'un scrutin qui a montré que, au niveau présidentiel, les électeurs n'ont pas estimé "utile" le bulletin de vote Vert, cela ne fait aucun doute. Que d'autres, en l'occurrence nos partenaires socialistes, se laissent aller à ressortir un vieux fantasme, celui "d'éradiquer" les Verts, montre que les vieux démons ont la peau dure. Que ce soit Charzat qui déclare, dans le Parisien de ce jour, qu'il rêve d'"en finir avec le baiser mortel avec les Verts" peut faire sourire. Son sectarisme est légendaire, et il incarne si peu l'avenir du PS qu'il est le seul député sortant souhaitant sa réélection qui n'ait pas été réinvesti. Pour autant, ce type de déclaration est révélateur d'un réflexe beaucoup plus profond : plus qu'éradiquer une formation politique dérangeante, qui impose des compromis, qui prend des places, qui contrecarre la vieille tentation hégémonique du PS, il démontre à quel point les vieux barons socialistes sont dans l'incapacité d'intégrer la pensée écologiste à leurs vieux logiciels de pensée. Cela en dit long sur leur capacité demain à prendre en compte l’urgence environnementale dans les politiques publiques. Qu'il serait bon de pouvoir de nouveau bétonner à tout va et rouler en Velsatis, sans ces empêcheurs de polluer en rond ! Les électeurs et électrices écologistes qui, le 22 avril, ont sincèrement pensé qu'il fallait voter utile au premier tour doivent se sentir doublement bernés : non seulement, ils auraient pu voter pour leurs idées sans empêcher Ségolène Royal d'être au second tour, mais en plus leur vote se retrouve aujourd'hui instrumentalisé par le parti de cette candidate, contre leurs propres convictions ! Gageons qu'ils sauront d'autant mieux s'en souvenir lors des prochains rendez-vous électoraux qu'ils auront l'occasion, tant aux législatives qu'aux municipales, de voter utile tout en votant pour leurs convictions pour obtenir un groupe parlementaire Vert et des élus Verts en responsabilité dans les municipalités. Quant au Parti Socialiste, peut-être finira-t-il par se rendre compte qu'à force de vouloir éradiquer toute autre force politique à gauche un peu novatrice, il se prive de toute dynamique victorieuse et se retrouve contraint, pour constituer une majorité, à aller chercher l'UDF ! …
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Enseignements d’un premier tour
Aujourd’hui, face à la coalition Sarkozy Le Pen – déjà inscrite dans les faits puisque Sarkozy a repris le programme de Le Pen – et à la menace extrême qu’elle fait peser sur la démocratie on ne peut prendre de risque. Il faut que Ségolène Royal l’emporte au second tour. Pour cela, il ne suffit pas d’obtenir la consigne de vote des candidats du premier tour : il faut que Ségolène Royal convainque leur électorat qu’elle peut être non seulement la candidate du Parti Socialiste, mais de l’ensemble de la gauche et des écologistes. Les électeurs qui ont mis le bulletin de vote Dominique Voynet dans l’urne ce dimanche, sont ceux qui, convaincu par sa campagne pugnace jusqu’au bout, ont résisté au chantage du vote utile. Ce sont les plus convaincus de l’impératif écologique. Si Ségolène Royal veut obtenir leur suffrage, il faut qu’elle démontre qu’elle sera une présidente « utile » pour affronter la crise écologique. Il lui reste deux semaines pour prendre clairement position sur l’EPR et le nucléaire, sur la lutte contre le dérèglement climatique, les OGM, les autoroutes, mais aussi sur la proportionnelle, les minima sociaux, les sans-papiers. A Paris, comme dans les autres grandes villes, le phénomène vote utile a été amplifié. Il serait vain d’en tirer des enseignements qui dépasseraient le cadre d’une élection nationale extrêmement personnalisée. Au moment où les enjeux locaux seront posés, il nous reviendra, à nous écologistes, de démontrer que le vote Vert est bien un vote utile au niveau législatif et municipal. Gageons que la question se posera largement différemment qu’à l’élection présidentielle : autant à cette dernière les Verts ne pouvaient prétendre avoir une élue, autant l’utilité d’un groupe parlementaire est clairement perceptible et, au niveau municipal, la preuve de l’utilité d’élus en responsabilité n’est plus à faire. Il nous faudra montrer aussi au cours de ces campagnes que Les Verts n’ont rien perdu de leur capacité à « déranger », à poser les problèmes de façon différente des partis traditionnels, à faire des propositions dérangeantes parce qu’indispensables. Enfin, au-delà des échéances électorales des semaines à venir, nous aurons à nous interroger sur l’inquiétant glissement à droite du paysage politique, au lendemain de cette élection : la reprise du discours de Le Pen par Sarkozy, le score de Bayrou, les thématiques retenues par la candidate socialiste, les scores de la gauche non-socialiste, en disent long sur la montée en puissance de valeurs individualistes et de repli sur soi, et sur la nécessité de reconstruire une capacité à faire prévaloir les valeurs collectives de solidarité, d’humanité, d’universalité qui sont les nôtres. …
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AFP : pas de Verts dans un gouvernement si l’EPR est lancé
"On avait dit qu'on sortirait du gouvernement de Lionel Jospin si jamais il lançait l'EPR et il n'a pas été lancé, justement parce que nous avions dit cela, ce n'est pas pour rentrer dans un gouvernement si jamais il était lancé", a ajouté le candidat des Verts pour les municipales de 2008 à Paris. Il a réitéré le souhait des Verts de voir instaurer la proportionnelle. "C'était une promesse de Mitterrand, c'était une promesse de Lionel Jospin", mais "à chaque fois ces promesses n'ont pas été tenues", a-t-il souligné. Alors "on veut bien encore une fois mettre une pièce dans la machine sur une promesse mais encore faudrait-il que nos partenaires nous démontrent leur bonne volonté et en même temps nous disent concrètement ce qu'ils proposent, or aujourd'hui c'est pour le moins flou", a-t-il conclu. Petit extrait d’une émission de 45 mn : Denis Baupin, adjoint Verts du maire de Paris, a affirmé jeudi que sa formation « ne participerait pas à une majorité parlementaire, encore moins à un gouvernement » si le projet de réacteur EPR est lancé. « Sur la question du nucléaire il est clair que les Verts ne participeraient pas à une majorité parlementaire, encore moins à un gouvernement s’il y a l’EPR », a déclaré M. Baupin dans l’émission « Face à nous » de Public Sénat et Le Parisien. « On avait dit qu’on sortirait du gouvernement de Lionel Jospin si jamais il lançait l’EPR et il n’a pas été lancé, justement parce que nous avions dit cela, ce n’est pas pour rentrer dans un gouvernement si jamais il était lancé », a ajouté le candidat des verts pour les municipales de 2008 à Paris. Il a réitéré le souhait des Verts de voir instaurer la proportionnelle. « C’était une promesse de Mitterrand, c’était une promesse de Lionel Jospin », mais « à chaque fois ces promesses n’ont pas été tenues », a-t-il souligné. Alors, « on veut bien encore une fois mettre une pièce dans la machine sur une promesse mais encore faudrait-il que nos partenaires nous démontrent leur bonne volonté et en même temps nous disent concrètement ce qu’ils proposent ; or aujourd’hui c’est pour le moins flou », a-t-il conclu. …
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Le Monde pour Matin Plus : Denis Baupin, «perturbateur» sinon rien
Le monde : Les Verts parisiens vous ont choisi comme tête de liste pour les prochaines élections municipales. Quel est votre bilan en tant qu'adjoint au maire de Paris? Denis Baupin : Depuis six ans nous avons démontré l'utilité des Verts à travers les réalisations effectuées tout en préservant notre autonomie de parole. On nous taxe de brouillons et de perturbateurs… Quelque part, nous le revendiquons. Nous ne souhaitons pas devenir un parti conformiste qui perdrait sa capacité à remettre en cause les ordres établis. Il faudra bousculer bien plus de choses pour répondre au défi écologique. Notre politique de déplacements donne des résultats extrêmement visibles. Nous réalisons ce sur quoi nous nous sommes engagés: une baisse de la circulation, une baisse de la pollution de l'air. .. Dans le domaine du logement et de l'urbanisme, nous pensions que la politique menée n'était pas suffisamment offensive. C'est ce qui nous a amenés à nous abstenir lors du vote du Plan local d'urbanisme (PLU). Mais nous avons été entendus: Bertrand Delanoë a réorienté sa politique dans notre sens. La lutte contre l'exclusion a également avancé durant cette mandature. Londres, Madrid et Berlin optent pour des mesures contraignantes afin de limiter les impacts environnementaux de la voiture (péages, taxes sur les véhicules polluants, interdiction de circuler …). Suivrez-vous leur exemple? D. B. : Bien sûr. D'ailleurs, l'idée de Madrid d'étiqueter les véhicules les plus polluants et d'interdire leur circulation dans certaines zones fait partie du Plan de déplacements de Paris (PDP). Nous revendiquons le projet d'un péage sur les autoroutes franciliennes, périphérique compris. Mais péage ou étiquetage ne peuvent être réalisés sans l'accord de l'Etat. C'est l'un des enjeux majeurs de l'élection présidentielle: va-t-on considérer que les questions environnementales sont prioritaires? LesVerts parisiens ont pour leur part des plans précis pour réduire l'impact écologique de notre ville: rendre la rue de Rivoli aux piétons, réduire la vitesse à 50 kilomètres/heure sur le périphérique, à 30 en ville dans la plupart des rues, supprimer la circulation de transit dans la ville … Comment financer les projets de transports publics dont les Franciliens ont besoin (RER, tramway, métrophérique …)? D. B.: Sur les cinq dernières années, en Ile-de-France, l'ensemble des collectivités et l'Etat ont investi 100 euros par an et par habitant pour les transports collectifs. Londres et Madrid ont investi quatre fois plus. L'Etat doit en faire une priorité. S'il faut trouver de nouvelles ressources pour financer le transport collectif selon le principe de pollueur/payeur, nous sommes pour. Propos recueillis par Eric Nunès Un parcours en six dates 1964: naissance à Cherbourg (Manche). 1984: diplômé de l'Ecole centrale de Paris. 1989: devient militant chez les Verts. 1997: conseiller auprès de Dominique Voynet au ministère de l'Environnement, au sein du gouvernement de Lionel Jospin. 2001: adjoint au maire PS de Paris, Bertrand Delanoë. 2007: élu chef de file des Verts pour les élections municipales de 2008 . Cliquez ici pour télécharger l'article au format pdf (131Ko) …
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