Puisque, dans les jours prochains, tu vas rendre visite à tous les enfants du monde, puisses-tu leur apporter des cadeaux qui contribuent à atténuer ces souffrances, à diminuer les risques qu'encourent l'humanité et notre planète. Pour les enfants des pays riches, où la société de consommation et de gaspillage règne en maître, n'oublie pas de privilégier des jouets qui, non seulement seront par eux-mêmes peu consommateurs et peu polluants, mais aussi porteurs de valeurs permettant à nos enfants d'imaginer, et plus tard de construire, un monde plus solidaire, plus pacifique, moins violent, moins sexiste et plus écologique. Parce que tous ne sont pas riches dans les pays riches, loin de là, apporte un soin tout particulier aux plus fragiles d'entre eux : agrandis ta hotte pour apporter un toit à ceux qui n'en ont pas et subissent nuit après nuit, le froid de la rue ou la rudesse des foyers ; et puisque tu es le père Noël, élargis tes pouvoirs et apporte à ceux que M. Sarkozy veut faire expulser manu militari, alors qu'ils ont toutes leurs racines en France, des papiers pour eux et leurs parents ! Ce sont sans doute les cadeaux dont ils ont le plus besoin. Pour les enfants des pays les plus pauvres, si tu étais plus que le père Noël, je te demanderais simplement d'instaurer la justice entre les peuples du monde. Cela serait le plus beau cadeau que tu puisses faire non seulement à ces enfants, mais à toute l'humanité. A défaut, puisses-tu au moins apporter l'eau à ceux qui en manquent ; l'affection à ceux qui en sont privés ; des médicaments à ceux qui sont eux-mêmes, ou leurs parents, victimes de maladies connues, à commencer par le SIDA, mais sont privés de remèdes à cause des multinationales pharmaceutiques ; puisses-tu apporter leurs droits aux enfants au travail, aux enfants-soldats, aux enfants endoctrinés dans des guerres entre religions ou entre clans, ce qui revient souvent au même. Je me rends compte en t'écrivant cette lettre, cher Père Noël, combien est vaine ma démarche. Ce n'est pas toi qui peux accomplir tout ça. C'est aux Hommes de prendre leur destinée en main, d'arrêter les injustices, les guerres, les violences, les gaspillages, la misère. Mais c'est sans doute parce qu'ils n'en ont ni la volonté ni le courage qu'ils font appel à toi, une fois l'an. Je me permets au moins d'imaginer, dans mes rêves les plus fous, qu'ils le font en espérant que ton image permettra que ces enfants, nos enfants, aient envie d'un monde meilleur. Un monde, par exemple, où on ne se préoccuperait pas de l'avenir des enfants qu'un seul soir par an. …
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NOUVELOBS.COM : Les Verts de Paris tous les soirs avec les SDF
Le campement de l'association "Enfants de Don Quichotte" (c) Reuters Les Verts de Paris ont fait savoir, jeudi 21 décembre, qu'ils avaient décidé d'être présents tous les soirs au bord du canal Saint-Martin (Xe) où, à l'initiative de l'association "les enfants de Don Quichotte", des dizaines de sans-abri sont installés depuis samedi sous des tentes. "On s'est organisés pour être présents chaque soir", a déclaré Dan Lert, secrétaire exécutif des Verts-Paris. Il a précisé qu'il s'agissait d'une présence "non démonstrative", les organisateurs leur ayant demandé d'être discrets. Comme nombre de "bien-logés", des Verts viennent depuis lundi passer la soirée au bord du canal, pour manifester leur soutien aux sans-abris et discuter avec eux. Certains restent toute la nuit, sous une tente. Duflot et Wehrling Les premiers à être venus faire la preuve de leur solidarité ont été la secrétaire nationale des Verts Cécile Duflot et le porte-parole Yann Wehrling qui, accompagnés de deux autres membres du collège exécutif des Verts, ont passé la nuit de lundi à mardi sous une tente. Pour les Verts, "les urgences sociales sont aussi importantes que les urgences environnementales", avait rappelé à cette occasion Cécile Duflot. "Avoir froid, peur, ne jamais bien dormir : on ne vient pas pour voir ce que vivent ici les gens, mais pour le vivre avec eux", avait souligné Yann Wehrling. Le lendemain, l'adjointe au maire de Paris chargée de l'exclusion, Mylène Stambouli, les a imités, puis mercredi soir un des responsables des Verts-Paris, Guillaume Fillon. Pour des solutions pérennes Jeudi soir, Denis Baupin, adjoint aux transports du maire de Paris, devait aller passer quelques heures sur place. Dan Lert a rappelé que les Verts demandaient "des solutions pérennes de logement adaptées à toutes les situations", et non pas "des foyers d'hébergement d'où ils sont vidés à 05H00 du matin, et qui les prolongent dans une forme de précarité". Les Verts-Paris ont organisé en septembre un forum sur la pauvreté auquel participaient des associations et des acteurs sociaux et qui a traité du logement à Paris, des travailleurs pauvres et de la santé. …
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LE PARISIEN : La gare du Nord s’offre aux piétons
La rue de Dunkerque, qui longe la gare, jusqu'ici très fréquentée par les voitures, a été transfomée en parvis semi-piéton, traversé par une voie en double sens réselVéeaux bus et aux taxis, et par une autre ouverte à tous où la vitesse est limitée à 15 km/heure. Autre changement: le sens de circulation a été inversé afin de limiter l'afflux de véhicules, canalisés dans une rue plus étroite qui rebute certains automobilistes. Six nouveaux parkings moto ont été créés dans ce nouvel aménagement. « Ces travaux s'inscrivent dans la continuité des aménagements du boulevard de Magenta, explique Rémi Feraud, premier adjoint au maire du X". Avant, la chaussée était en piteux état et les embouteillages provoquaient du bruit, de la pollution … Or, n'oublions pas que la gare du Nord est parfois la première vision que les voyageurs ont de la capitale! » Pour les riverains aussi, la fin des travaux est une bonne nouvelle. « Cest la grande classe, s'exclame Clara, qui travailleaux alentours de la gare et traverse tous lesjours la rue de Dunkerque. Comme tout le monde, j'ai beaucoup rouspété pendant les travaux. On pouvait à peine marcher sur les trottoirs et ily avait de tels embouteillages qu'on ne pouvait pas non plus traverser! Mais quand je vois le résultat, j'oublie cette péliode de galère. Le parvis est magnifique. ». Et les automobilistes ne la contredisent pas. « Avant, je pouvais rester coincé une heure sur le parvis », explique Yves,un quadra parisien venu déposer sa femme. Hier midi, grâce aux nouveaux aménagements et au dépose-minute, Yves n'est resté … que quelques minutes. VIOLETTE LAZARD …
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Le métro s’adapte aux rythmes des franciliens
Depuis plus de 100 ans, les services métro terminaient à 1h15, mais… Décidée par le STIF le 5 avril dernier, la prolongation d'une heure la nuit des samedis et veilles de fête du service métro sera effective le 23 décembre prochain (dans la nuit du 23 au 24). Ainsi, à cette date et toutes les nuits du samedi au dimanche et veilles de fête, les derniers métros arriveront à leur terminus à 2h15 (au lieu de 1h15 actuellement). Les 297 stations resteront donc ouvertes une heure plus tard. Entre 1h15 et 2h15, la fréquence sera d'une rame toutes les 10 minutes environ. Des métros en plus dans la soirée du samedi En parallèle, l'offre de métro du samedi soir sera renforcée. A partir de 20h00, le temps d'attente entre 2 rames passera de 7 minutes et 30 secondes à 5 minutes en moyenne. Ce renfort d'offre correspond à une augmentation en moyenne de 25% du nombre de rames en circulation entre 20h30 et 22h30 et de 45% entre 22h30 et 1h15. Renfort d'offre de nuit pour le réseau bus de banlieue Dans le même temps, les 3 lignes de bus PC, les tramways T1, T2, T3, T4*, le TVM ainsi que les lignes de bus de banlieue en correspondance avec le métro, auront également leur service prolongé d'une heure de plus les samedis soir et les veilles de fête. Il s'agit des lignes de bus suivantes: Lignes Mobilien: 103, 105, 115, 121, 126, 150, 152, 153, 154, 161, 164, 170, 179, 187, 189, 194, 258, 268, 289, 295, 303, 304, 318, 323 et 325. Autres lignes: 107, 111, 112, 114, 118, 122, 123, 124, 127, 128, 129, 131, 134, 137, 140, 144, 148, 151, 159, 163, 165, 176, 177, 182, 186, 190, 249, 255, 256, 275, 283, 286, 297, 322, et 388. Toutes ces nouvelles offres sont entièrement financées par le STIF à hauteur de 14,5 M€ (TTC 2006) par an. Par ailleurs, en 2007, cette prolongation d'une heure de métro devrait s'étendre aux nuits des vendredis aux samedis. 11:45 Publié dans Co …
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Extension d’une heure du métro les samedis et veilles de fêtes
La Ville de Paris se réjouit que cette mesure, qu’elle réclamait depuis longtemps, ait pu voir le jour grâce à une décision du Syndicat des Transports d’Ile-de-France, depuis que les élus franciliens en ont pris la direction. On peut rappeler que la Ville apporte 30% des contributions publiques à cette autorité organisatrice des transports publics franciliens. Favoriser l’usage des transports collectifs par l’amélioration de l’offre et de la qualité de service est au cœur de la politique municipale des déplacements depuis 2001. Les déplacements nocturnes occupent une place importante et croissante dans l’agglomération. Outre les fonctions de loisirs attachées à notre ville, qui compte parmi celles accueillant le plus de visiteurs au monde, une étude a montré que 15% des actifs travaillant à Paris travaillent entre minuit et 6 heures du matin. Chacun d’entre eux bénéficiera de cette mesure, qui contribuera aussi au rayonnement économique, culturel et touristique de la capitale et permettra de réduire l’insécurité routière et la pollution. Une semaine après la mise en service du tramway T3 sur les boulevards des Maréchaux, un mois avant la mise en œuvre d’un plan de renforcement de l’offre de bus sans précédent à Paris et en Île-de-France, et quatre mois avant l’ouverture d’une nouvelle station de la ligne 14 du métro (Météor) dans le 13ème arrondissement, cette mesure illustre que la Ville de Paris et la Région Île de France tiennent leurs engagements. Pour Denis Baupin, adjoint chargé des transports, de la circulation, du stationnement et de la voirie, « cette mesure, nous l’attendions depuis longtemps. Elle permettra aux noctambules de rentrer chez eux sans voiture, ce qui améliorera la sécurité routière. Et elle permettra à ceux qui travaillent en horaires décalés (25% des usagers du Noctilien le week-end) de rentrer chez eux ou de partir travailler dans de bien meilleures conditions. » Contact presse Gwenaelle Joffre : 01 42 76 49 61 http://www.paris.fr/ …
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Ligne T3
Inauguration de la ligne T3, le nouveau tramway parisien. Denis Baupin est en compagnie de Jean-Paul Huchon, Serge Méry et Pierre Mongin. Merci au photographe Pierre-Emmanuel Weck. …
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AFP : Demande de débat sur le financement des transports publics en IDF
Un document de synthèse de la conférence, élaboré sur la base d'un "large consensus" de toutes les tendances politiques, devrait être présenté au Conseil de Paris de février, en annexe au futur Plan de Déplacements de Paris (PDP), ont précisé des participants. "Il y a un consensus autour des objectifs du PDP", la réduction de la place de la voiture et d'un important effort de l'offre de transports en commun, particulièrement de banlieue à banlieue, a souligné pierre Mansat, adjoint (PCF) au maire de Paris chargé des relations avec les collectivités territoriales d'IDF. Denis Baupin, adjoint (Verts) aux Transports de Paris, a déclaré que "le PDP est influencé par le travail que l'on a fait avec nos voisins" et assuré que "les contributions des communes limitrophes seront mises en annexe du PDP". La dernière réunion de la conférence métropolitaine avait plébiscité le projet de rocade métro en petite couronne, relancé sous le nom de "métrophérique" par Pierre Mongin, PDG de la RATP. …
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METRO : La pollution intra-muros en baisse
"En 2007, la Ville adoptera le plan de déplacements de Paris qui permettra de tracer des perspectives pour les quinze années à venir. Par ailleurs, des renforcements de bus sont annoncés pour le 22 janvier, la station de métro Olympiades (ligne 14) ouvrira en avril, la ligne de bus 64 sera créée ce même mois et des vélos en libre service seront disponibles dès l'été prochain", a précisé Denis Baupin, adjoint (Vert) au maire de Paris chargé de la circulation. AURÉLlE SARROT …
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LE PARISIEN : Pollution de l’air : la politique de Delanoë confortée
L'ORGANISME de mesure de la qualité de l'air Airparif a rendu public hier un premier bilan d'étape de sa grande étude sur l'évolution de la qualité de l'air à Paris. En 2007, c'est-à-dire à la fin de l'année prochaine, la pollution de l'air aura baissée à Paris de 32% par rapport à 2002. La part la plus importante de cette baisse (26%) est due à l'amélioration des moteurs des véhicules. Les 6% restants sont « directement attribuables aux évolutions de la circulation », c'est-à-dire à la politique de réduction de la place de la voiture de Bertrand Delanoë. A quatorze mois des élections municipales, cette étude unique en France a un but très politique: mesurer pour tout Paris, et avec précision, l'impact des aménagements routiers réalisés depuis 2001. En d'autres termes, indiquer aux Parisiens si les couloirs de bus permettent ou non de mieux respirer. Même si certains élus reconnaissent qu'ils s'attendaient à mieux, ce chiffre de – 6% résonnera désormais comme un argument de poids pour le maire de Paris. Les élus UMP, mais aussi des membres de l'équipe municipale et même Airparif, regrettaient hier la précipitation dans laquelle ces données ont été communiquées. L'ensemble de l'étude devait en effet n'être publié qu'en janvier prochain. « Ces résultats démontrent la pertinence de notre politique. Ils sont encore insuffisants, mais incontestables », se félicitait-on hier dans l'entourage de Bertrand Delanoë. Des hypothèses de trafic. 900km de rues et 6 900 portions de rues ont été passés au crible. Pour ses calculs, Airparif s'est basé sur les chiffres transmis par la direction de la voirie de la Ville de Paris, croisés avec ses propres mesures de pollution. Les données sur l'année 2007 sont basées sur des hypothèses de trafic. «Nous avons pris 2007 car les travaux seront achevés à cette date. C'est la seule année vraiment comparable avec 2002, avant les travaux », commente-t-on au cabinet de Bertrand Delanoë.Tous les quartiers ne sont pas égaux. Selon Airparif, la pollution aura baissé en 2007 sur 730 des 900km de rues et d'avenues. Sur 140km d'axes concernés par des aménagements de voirie la baisse y est parfois de plus de 50%. Le sud de Paris est particulièrement concerné par la baisse. Mais sur 20km de rues, en revanche – comme le boulevard Haussmann ou la place de Clichy -, la pollution a augmenté.Le point noir : les deux-roues et les véhicules de livraison. Ce sont eux les nouveaux coupables de la pollution. L'étude s'est en effet basée sur une hausse de 25% du nombre de motos et scooters et de camions de livraison. Sans cette croissance, la baisse de la pollution n'aurait pas été de 32%, mais de plus de 40%.Paris n'est toujours pas aux normes. Si la qualité de l'air s'améliore, toutes les voies de circulation étudiées par Airparif dépassent encore aujourd'hui les normes européennes, qu'il faudra respecter en 2010. Paris sera-t-il aux normes? « Il faut garder le cap. Tout dépend maintenant des électeurs », remarque Denis Baupin, l'adjoint de Bertrand Delanoë en charge des transports. NICOLAS FERTIN Entretien avec PIERRE KOPP, économiste, professeur à la faculté Panthéon-Sorbonne Comment interprétez-vous les résultats de l'étude Airparif sur la pollution automobile à Paris? Pierre Kopp Je constate que la part attribuable aux couloirs de bus dans la diminution de la pollution à l'azote est très faible. Us ne contribuent, selon l'étude, qu'à 6% de la baisse, c'est-à-dire pratiquement rien Au contraire, l'essentiel de la baisse, à hauteur de 26%, est du à l'amélioration technique des véhicules, car les moteurs sont maintenant beaucoup plus propres qu'autrefois. C'est cela qui explique l'amélioration de la qualité de l'air.Quand on voit ces résultats, on a donc envie de dire:tous ces travaux pour ça ? L'impact sur l'environnement donc sur la santé des gens de ces couloirs de bus est vraiment très minime. L'étude montre que la pollution à l'azote baisse sur les grands axes, mais augmente de 15% Sur certaines petites rues, plus fréquentées. Qu'en pensez-vous? P.K. C'est la conséquence négative de la politique des transports parisienne. Le trafic s'est reporté sur certaines petites rues, ce qui était prévisible. Tout cela crée des embouteillages monstres. Or, lorsqu'une voiture roule très lentement, entre 0 et 30km/h, elle pollue davantage que quand elle roule plus vite. En conséquence, j'estime que les couloirs de bus, en créant des embouteillages, ont empêché que les niveaux de pollution baissent davantage. Certains vous reprochent de reprendre les arguments des pro-voitures. P.K. Pas du tout. Je suis un universitaire tout à fait sérieux. Je ne suis absolument pas vendu aux fabricants de voitures. Mais je trouve qu'il ne faut pas faire dire aux études de pollution autre chose que ce qu'elles disent, et là je trouve que certains tordent un peu les chiffres en leur faveur. PROPOS RECUEILLIS PAR MARC PAYET …
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LE MONDE : La politique de M. Delanoë a permis une baisse de la pollution à Paris
Responsables de l'augmentation des affections bronchiques telles que l'asthme, les émissions d'oxyde d'azote (NOx) rejetés par les pots d'échappement "ont baissé de 32 % entre 2002 et 2007", indique l'enquête qui porte sur 900 km de voirie (sur un total de 1 500 km à Paris). L'étude confirme "la tendance", constatée "par ailleurs en Europe", à la baisse régulière, depuis la fin des années 1990, des émissions de NOx liées aux normes plus strictes sur les émissions "SITUATIONS CONTRASTÉES" Les calculs d'Airparif se fondent sur une diminution de la circulation automobile de 15 % entre 2002 et 2007, une augmentation de 25 % des deux-roues et de 25 % des véhicules de livraison. La méthode utilisée a permis de neutraliser l'effet des travaux de voirie sur la circulation. Selon Airparif, la réduction de la place de la voiture à Paris est responsable de 20 % de la baisse de la pollution. En décembre 2005, deux universitaires, Rémy Prud'homme et Pierre Kopp, avaient calculé, dans un rapport, fortement critiqué par la Mairie, que la diminution de la vitesse à Paris, du fait des embouteillages liés à la réduction de la place laissée à la voiture, avaient accru les rejets de polluants. Selon Airparif, entre 2002 et 2007, "la vitesse de circulation est restée stable" avec des situations "contrastées" selon les rues. Sur certains axes, la baisse des émissions de NOx est supérieure à 50 %, du fait des aménagements. Ceux-ci ont aussi entraîné un report de la circulation sur d'autres rues, provoquant une augmentation de la pollution supérieure à 15 %, mais sur un plus petit nombre de voies. Airparif a également établi la carte des concentrations de dioxyde d'azote (NO2, issu de la transformation des oxydes d'azote dans l'air). En effet, la qualité de l'air ne dépend pas seulement des émissions de NOx. Elle résulte aussi de la pollution ambiante. PARIS RESTE DANS LE "ROUGE" Sur 730 km de voirie, la concentration de dioxyde d'azote a diminué. Elle a augmenté sur 20 km de voies. Aujourd'hui, 440 km sont en deçà du niveau limite de dioxyde d'azote fixé par la réglementation européenne (46 µg/m3). En 2002, seuls 160 km ne dépassaient pas ce plafond. Paris reste toutefois dans le "rouge". Airparif estime, en effet, qu'aucune rue de la capitale ne respectera, en 2007, la norme de qualité de l'air fixée par l'Union européenne (40 µg/m3). La France a jusqu'en 2010 pour atteindre cet objectif. Le sud-ouest de la capitale connaît une amélioration plus nette que le centre ou le nord-est. Boulevard du Montparnasse, boulevard Saint-Marcel, sur les Maréchaux, le trafic a diminué ; l'air est moins mauvais. En revanche, à Montmartre, autour de la place de Clichy, sur les "grands boulevards" dans le quartier de l'Opéra, les émissions et les concentrations de polluants ont augmenté sur plusieurs axes. La climatisation dans les voitures, l'augmentation du nombre de 4 × 4 et des grosses cylindrées ont entraîné une hausse de 2 % des rejets de dioxyde de carbone (CO2), responsable du réchauffement climatique. Mais la réduction de la circulation a permis une baisse de 11 %. Au total, les émissions locales de ce gaz auront baissé de 9 % à Paris entre 2002 et 2007. Béatrice Jérôme …
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